Tout comme la Déclaration d’Helsinki qui a durablement modifié le paysage éthique de la recherche clinique humaine, la Déclaration de Bâle s’est donné pour objectif de rassembler les acteurs de la communauté scientifique afin de poursuivre et de mettre en oeuvre des principes éthiques tel celui des 3R partout où des animaux sont utilisés. Par ailleurs, elle s’engage pour une plus grande confiance, ainsi qu’une meilleure transparence et une meilleure communication des activités concernant le délicat sujet de l’expérimentation animale. Fondée le 5 octobre 2011, la Société de la Déclaration de Bâle met tout en oeuvre pour promouvoir la Déclaration de Bâle. voir galerie de photos...

 

Primates - La recherche à la croisée des chemins

  1. La recherche sur les primates non-humains est un élément essentiel du progrès en biomédecine au 21ème siècle.
  2. La recherche biomédicale ne peut être dissociée en "recherche de base" et "recherche appliquée" : il s’agit d’un processus continu qui englobe autant l’examen fondamental de fonctions normales que leur faillite en cas de maladie ou le développement de thérapies.
  3. Les chercheurs travaillant avec des primates non-humains sont tenus d’appliquer le principe des 3R [remplacement (replacement), réduction (reduction), raffinement (refinement)].
  4. Information du public.

La recherche sur les primates non-humains est un élément essentiel du progrès en biomédecine au 21ème siècle.

La recherche sur les primates non-humains a fait faire des avancées gigantesques à notre compréhension de la biologie. Leur parenté biologique avec l’homme a conduit celle-ci au développement de traitements médicaux décisifs. Parmi l’éventail de ces résultats on compte les bases de la physiologie, immunologie, maladies infectieuses, génétique, pharmacologie, biologie de la reproduction et neurosciences (par exemple : vaccin contre la polio, hépatite, innocuité des médicaments). Nous anticipons un besoin accru en recherche sur primates non-humains dans le futur, par exemple pour une médecine personnalisée et les maladies de la neurodégénérescence dans une société vieillissante. Ce besoin persistant se manifeste dans les directives de 2010 de l’UE (2020/63/EU) sur les expériences avec des animaux, dans lesquelles il est reconnu que la recherche sur primates non-humains ne pourra être remplacée dans un avenir prévisible.

La recherche biomédicale ne peut être dissociée en "recherche de base" et "recherche appliquée" : il s’agit d’un processus continu qui englobe autant l’examen fondamental de fonctions normales que leur faillite en cas de maladie ou le développement de thérapies.

Dans le passé, la plupart des progrès notables dans le domaine des connaissances et traitements cliniques a été atteinte grâce à la recherche sur des structures et fonctions normales (souvent de manière inattendue et au bout de longtemps). Cette recherche est par conséquent essentielle pour le progrès de la biomédecine. Toute restriction catégorique de la recherche sur primates non-humains manque ainsi de vision et ne trouve aucune justification scientifique.

Les chercheurs travaillant avec des primates non-humains sont tenus d’appliquer le principe des 3R [remplacement (replacement), réduction (reduction), réforme (refinement)].

La recherche sur les animaux doit suivre les normes éthiques les plus exigentes. Les primates non-humains ne sont utilisés qu’en l’absence d’alternative (remplacement). Nous travaillons de manière très intense afin de toujours raffiner les méthodes employées au cours des expériences et de réduire au minimum le nombre de primates non-humains (réduction). Un fort engagement en faveur des 3R garantit la meilleure science et le meilleur bien-être des animaux possibles.

Information du public

Nous nous engageons à informer le public et à mettre à disposition des informations objectives sur la recherche sur primates non-humains.

Bâle, le 30 novembre 2010

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